Création . Quand j'étais Charles

de et mise en scène par Fabrice Melquiot

 




















création 2013  
Le Préau, CDR de Basse-Normandie – Vire dans le Bocage normand (PNR)  

texte et mise en scène de Fabrice Melquiot
avec Vincent Garanger

sculpture et masque Kristelle Paré et Judith Dubois | musique et arrangements Simon Aeschimann | régie son Jean-François Renet | régie lumières Mickaël Pruneau | construction décor Les ateliers du Préau Ludovic Rousée | direction technique Bruno Monnez | visuel Jeanne Roualet



au Préau du 29 janvier au 1 février 2013
en tournée PNR (Pôle National de Ressources du spectacle vivant en milieu rural) du 8 janvier au 19 février 2013



" Homme seul dans karaoké de province, vante son penchant pour les chansons d’Aznavour.
Homme seul dans histoire d’amour qu’on dirait fichue, homme explicitement cocu, s’en moque.
Mari amoureux d’une Maryse, qui s’en détourne.
Homme n’ayant pas peur de la boue ni de la foule, homme spécialisé dans la vente de machines agricoles et la ténacité.
Charles, forcené du cœur, qui le brandit comme une promesse, une prophétie, un trophée.

Je ne sais écrire que des gens amoureux, des gens ivres de paroles et de promesses, qui ne reculent pas devant une phrase dangereuse à prononcer, des gens qui se battent volontiers contre eux-mêmes, des gens qui déclarent volontiers leur flamme, des gens qui n’existent que dans un pays auquel je rêve méthodiquement, des gens que je croise dans la rue, avec qui je partage un regard ou une conversation, des gens qui ont envie ou besoin des autres, des gens qui espèrent et des gens qui rient, surtout quand il n’y a pas de quoi rire.

Quand j’étais Charles
est un monologue traversé par des voix – celle de la femme adultère, du fils abruti, des amis, celle du marabout africain dont on ne sait pas s’il sauvera qui veut être sauvé. La parole en feu d’un homme qui aime promettre qu’il aimera jusqu’au-delà des promesses, au-delà des mots. Un chevalier sans costume, dans cette France rurale où les paillettes du samedi soir brillent aussi. C’est une forme d’hommage aux chansons d’Aznavour, qui crient que l’oubli n’est pas donné à tout le monde et que les blessures produisent aussi de la lumière. "

Fabrice Melquiot, auteur et metteur en scène



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photographie de ©Tristan Jeanne-Valès

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